L’histoire secrète: comment l’iPhone change l’industrie mobile - suite
- Jay le 11 janvier 2008 dans Traduction
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Cet article est une traduction d’un article anglais de Fred Vogelstein chez wired.com disponible à cette adresse.
Je ne suis pas un grand traducteur, ni un dieu du français. Toutes les remarques sont les bienvenues !
En 2002, juste après la sortie de l’iPod de première génération, Jobs pensait déjà au développement d’un téléphone. Il voyait bon nombre d’Américains se ballader avec plusieurs périphériques: téléphone, BlackBerry - et depuis peu - des balladeurs MP3; le consommateur irait naturellement vers un seul et unique appareil. Il dessinait déjà un monde dans lequel les téléphones et PDA seraient dotés de plus de fonctionnalités, remettant surement en cause la suprématie montante de l’iPod sur le marché des balladeurs numériques. Pour protéger sa nouvelle ligne de produit, Jobs savait qu’il lui fallait entrer dans le nouveau monde communiquant.
Si l’idée semblait évidente, les obstacles étaient nombreux. Les réseaux téléphoniques n’étaient pas prêt pour l’Internet mobile. Un iPhone obligerai Apple à créer un système d’exploitation complétement nouveau; le système de ‘liPod n’étant pas assez robuste pour gérer des communications réseaux, une interface graphique complexe, et même une version simplifiée de OS X serait bien trop gourmande pour l’embarquer dans un téléphone. Apple devra également faire face à la concurrence: En 2003, les utilisateurs se précipitent vers le Palm Tréo 600, qui rassemble téléphone, PDA, et BlackBerry dans un seul appareil. Cet engouement prouve que la demande existe pour une telle convergence, mais place la barre très haut pour les ingénieurs d’Apple.
Et puis il y avait les opérateurs télécoms. Jobs savait que ce sont eux qui dictent se qui sera fait, et comment ça sera fait, et qu’il utilise simplement le téléphone comme un produit d’appel pour faire venir le consommateur sur leur réseau. Jobs, bien connu pour aimer garder le contrôle des choses, n’allait pas laisser ces opérateurs - qu’il appelera plus tard des “passoires” - lui dicter comment il allait créer son téléphone.
Dès 2004, le marché de l’iPod devient de plus en plus important et vulnérable pour Apple. L’iPod génére 16% des revenus de l’entreprise, mais avec l’arrivée des téléphones 3G, des futurs téléphones Wi-Fi, le prix du stockage qui s’effondre, et l’arrivée de nouvelles plateformes de téléchargement, la position dominante d’Apple sur le marché des balladeurs audio semble être compromise.
Durant cet été, alors qu’Apple avait publiquement déclaré qu’il ne produirai pas de téléphone, Jobs préparait déjà son arrivée sur le marché des téléphones mobiles. Pour éviter de traiter directement avec les opérateurs, il approche Motorola. Cela semblait un bonne chose: Le fabriquant de téléphone avait sorti le très populaire RAZR, et Jobs connaissait Ed Zander, dirigeant de Motorola à cette époque, du temps où Zander était chez Sun Microsystems. L’arrangement permettait à Apple de se concentrer sur le développement d’un player audio, alors que Motorola et l’opérateur Cingular s’occuperai de la partie la plus complexe, la fabrication du téléphone.
Bien entendu, Jobs savait que Motorola s’appuyerai sur la plateforme du RAZR, mais il apparu rapidement que ce ne serai pas le cas. Les 3 entreprises négociait pratiquement sur tout - comment les musiques seraient téléchargées sur le téléphone, combien de morceaux pourraient être stockés, et même comment chaque entreprise serai visible sur le téléphone. Et quand le premier prototype était disponible fin 2004, il restait un problème de taille: le téléphone lui-même n’était pas vraiment sexy.
Jobs annonça lui-même le ROKR en Septembre 2005 le décrivant comme un “iPod shuffle dans votre téléphone”. Mais il savait qu’il avait complétement raté son téléphone; les consommateurs de leur côté le détestait. Le ROKR - qui ne pouvait pas télécharger de musique directement depuis Internet, et qui stockait seulement 100 morceaux - est rapidement devenu l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire sur le marché des téléphones mobiles aux Etats-Unis, un téléphone marqué par les conflits d’intérêts et bien loin des attentes des utilisateurs. Wired avait d’ailleurs bien résumé le ROKR en Novembre 2005 en titrant:”Vous appelez ça le téléphone du futur?”
Au début même de la production du ROKR, Jobs savait déjà qu’il devait construire et développer son propre téléphone. En février 2005, il négocia directement avec Cingular. Dans une réunion totalement secrète dans un hotel de Manhattan, Jobs exposa son plan qui sera scellé par une poignée de main avec les dirigeants de Cingular, y compris Sigman.(Quand AT&T a acquis Cingular en Décembre 2006, Sigman est resté président de l’opérateur.) Jobs avait exposé 3 points essentiels à Cingular: Apple possède le savoir-faire pour créer quelque chose de complétement révolutionnaire, “un produit en avance de quelques années sur son temps”, et prépare un contrat d’exclusivité pour diffuser ce produit. Apple était également prêt à acheter des minutes de communications en gros, et devenir de fait, un opérateur mobile.
Jobs avait des raisons d’être confiant. Les ingénieurs d’Apple travaillaient depuis un an sur un écran tactile pour tablet PC et l’avaient convaincu qu’ils pourraient développer cette technologie sur un téléphone mobile. De plus, grâce à l’arrivée du chip ARM11, les processeurs pour téléphones sont de plus en plus rapide et stable pour propulser un mobile combinant un téléphone, un PDA et un iPod. D’autre part, les minutes de communications sont assez abordables pour permettre à Apple de les revendre; des entreprises comme Virgin le font déjà.
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le 10 novembre 2009 à 10:28
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